La pharmacovigilance a pour objet la surveillance du risque d'effet indésirable résultant de l'utilisation de médicaments ou de produits apparentés.
Tous les professionnels de santé: médecins,
chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens. Les autres membres d'une
profession de santé peuvent déclarer, mais ce n'est pas obligatoire.
Les effets indésirables graves et/ou inattendus susceptibles
d'être dus à un médicament.
Un effet indésirable GRAVE est un effet :
- entraînant le décès ou mettant en jeu la vie du patient,
- entraînant une incapacité notable ou des séquelles durables,
- entraînant ou prolongeant une hospitalisation,
Un effet indésirable INATTENDU est un effet :
- non répertorié dans le dictionnaire Vidal.
Au Centre Régional de Pharmacovigilance.
Par le moyen de votre choix :
- par courrier :
Professeur Jean-Louis MONTASTRUC
Service de Pharmacologie Clinique
Centre Midi-Pyrénées de Pharmacovigilance
Faculté de Médecine
37, allées Jules Guesde
31073 TOULOUSE Cedex
- par téléphone : 05.61.25.51.12
- par fax : 05.61.25.51.16
- par E-mail : crpv.toulouse@cict.fr
- à l'aide de la fiche de déclaration
d'effets indésirables

- prise de mesures
- émission davis
- communication aux médias
- Commission Nationale de Pharmacovigilance (CN PV)
- créée par décret en 1984, elle comprend 32 membres (autorité de
tutelle, cliniciens, pharmaciens dofficine et hospitalier, pharmacologues
ou toxicologues, représentant des consommateurs, représentant de lindustrie
pharmaceutique)
- évaluation du bénéfice / risque dun médicament
- émission davis (statu quo, arrêt momentané ou définitif, modification
de lAMM)
- Comité Technique de Pharmacovigilance (CT PV)
- réunion périodique des directeurs des centres régionaux de PV et des
représentants des autorités administratives
- coordination de lactivité des centres régionaux
- analyse des informations
- mise en place et suivi denquêtes et détudes
- présentation des données et proposition de mesures à la CN PV
- créés par décret en 1984, ils sont actuellement 31 en
France, implantés au niveau des services de toxicologie ou de pharmacologie
des CHU
- recueil des informations sur les effets graves ou inattendus
- imputabilité du médicament
, archivage
- formation, information
- enquêtes, travaux
- médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, sages-femmes,
infirmiers
Attention : seule la rédaction des textes tels que publiés au "Journal Officiel "Lois et Décrets" de la République Française fait foi.
Décret n°99-144 du 4.03.1999 portant transfert de compétences
au profit de lAFSSPS et modifiant le livre V du code de la santé
publique. http://www.adminet.com/jo/19990305/MESP9824093D.html
Décret n°99-142 du 4.03.19999 relatif à lAFSSPS (modification
du décret 95-566). http://www.adminet.com/jo/19990305/MESP9824089D.html
> Art R 5144-1 à R 5144-22 du code de la santé publique
http://ordmed.org/csp98/R5144-1.html
Loi n°98-535 du 1.07.1998 relative au renforcement de la veille
sanitaire et du contrôle de la sécurité sanitaire des produits destinés
à lhomme. http://www.adminet.com/jo/19980702/MESX9702267L.html
Arrêté du 24.12.1997 relatif aux conditions dutilisation des traitements
automatisés des informations dans la pharmacovigilance exercée sur les
médicaments dérivés du sang. www.adminet.com/jo/19980108/MESP9724023A.html
Arrêté du 5.03.1997 relatif à lagrément des CRPV.
Décret n°95-566 du 6.05.1995 relatif à la pharmacovigilance
exercée sur les médicaments dérivés du sang humain. http://www.adminet.com/jo/19950507/SPSP9501453D.html
> Art R 5144-23 à R 5144-39 du code de la santé publique http://ordmed.org/csp98/R5144-23.html
Décret n°95-278 du 13.03.1995 relatif à la pharmacovigilance
et modifiant le code de la santé publique. http://www.adminet.com/jo/19950314/SPSP9500721D.html
Loi n°93.5 du 4.01.1993 relative aux règles particulières applicables
à la pharmacovigilance exercée sur les médicaments dérivés du sang.http://www.adminet.com/jo/19930105/SPSX9200032L.html
Loi n°65-116 du 4.02.1995 relative aux règles applicables à la pharmacovigilance
Les bonnes pratiques de la pharmacovigilance, Agence du Médicament,
1997.
Cas particulier des médicaments dérivés du sang, Agence du Médicament,
1997.
- détection le plus rapidement possible des effets indésirables
- mise à jour de linformation sur les effets indésirables connus
- évaluation du bénéfice / risque de différents médicaments dans le traitement
d une affection donnée
- diffusion dinformations aux professionnels de santé dans un souci
doptimisation de la prescription médicale
Premier temps du travail en pharmacovigilance. Plusieurs méthodes sont utilisées :
Méthode de recueil par centralisation des effets indésirables à léchelon dune population (région ou pays). Lobservateur fait part de son observation à une structure de surveillance (CRPV). Outil de base en pharmacovigilance, cette méthode repose sur le volontariat des professionnels de santé, même si en France il y a obligation de déclaration.
Les limites sont de plusieurs ordres. La totalité de la population exposée nest pas connue. La sous-notification de la déclaration est importante. Elle reconnaît plusieurs causes : difficulté de diagnostic de leffet indésirable, craintes du médecin, manque de temps ou dintérêt .Elle est facilité par : mise sur le marché récent dun médicament, identification de la manifestation facile, effet indésirable grave, relation causale évidente, campagne dinformation.
Cette méthode permet lalerte et rend compte dau moins 90% des décisions en matière de pharmacovigilance.
Cela correspond à lenregistrement pour tous les patients
exposés à un ou plusieurs médicaments donnés.
Il sinitie en général à la demande des autorités sanitaires. Cette
approche, très utilisée en Grande Bretagne, peut senvisager par
exemple pour la détection deffets indésirables dun nouveau
médicament.
Suite à la notification spontanée, un score est établi évaluant la relation de causalité entre un événement indésirable et la prise de médicament par la méthode dimputabilité. On différencie limputabilité intrinsèque et l imputabilité extrinsèque
Elle définit le degré de relation de cause à effet entre
la prise de médicament et un événement clinique ou biologique chez un
sujet donné, par des critères chronologiques et sémiologiques.
Si un même sujet reçoit plusieurs médicaments, on détermine limputabilité
intrinsèque de manière indépendante pour chaque médicaments.
Les critères chronologiques précisent la survenue et lévolution
de leffet indésirable par rapport à la prise médicamenteuse. Ceux-ci
tiennent compte de ladministration du médicament dans le temps,
de son arrêt, et de sa réadministration positive éventuelle. Lassociation
de ces critères chronologiques définissent un score chronologique C évalué
« vraisemblable » (C3), « plausible » (C2), « douteux »
(C1), « paraissant exclu » (C0).
Les critères sémiologiques reposent sur les signes cliniques et paracliniques
et sur lexclusion des causes non médicamenteuses. Lassociation
de ces critères sémiologiques déterminent un score sémiologique S évalué
« vraisemblable » (S3), « plausible » (S2), « douteux »
(S1).
Lassociation des deux précédents critères définit le score dimputabilité
intrinsèque selon une table décisionnelle. On qualifie limputabilité
de « très vraisemblable » (I4), « vraisemblable »
(I3), « plausible » (I2), « douteux » (I1), « incompatible »
(I0).
Elle concerne les données de la littérature. Elle permet
de souligner la nouveauté de certains effets.
On parle de B3 si leffet est déjà décrit dans au moins un des ouvrages
pharmacologiques de référence, B2 si leffet est publié au moins
une fois, sil est décrit avec une sémiologie proche ou encore sil
est rapporté avec un médicament apparenté. Dans les autres éventualités,
on note limputabilité intrinsèque B1. si leffet est nouveau
et na jamais été publié, on cote B0. Les effets indésirables colligés
constituent un fichier centralisé à lAFSSAPS après validation des
cas et de leur imputabilité au niveau de chaque CR PV. Ce fichier est
ensuite transmis à l'OMS.
Lexploitation et le croisement de différents fichiers
peuvent servir à déclencher le signal dalerte des effets indésirables.
Elle permet lanalyse quantitative rigoureuse des incidences
réelles des effets indésirables, elle évalue la relation entre lexposition
à un facteur présumé causal et la survenue dun événement présumé
conséquence. Elle évalue les hypothèses fournies en particulier par la
notification spontanée.
Létude de cohorte permet de calculer lincidence ultérieure
de survenue du ou des événements dans les deux groupes. En comparant les
fréquences de survenue dans les groupes exposé et non exposé, on obtient
le risque relatif. Dans les études cas-témoins, on étudie la distribution
relative des expositions entre le groupe de cas et le groupe de témoins.
On calcule le rapport de cote ou « Odds Ratio », cest-à-dire
la chance de retrouver chez le sujet à la fois lévénement et lexposition.
ceci ne permet en rien dinférer un rapport de causalité, mais souligne
un lien entre les deux événements. Elle ne permet pas le calcul dincidence.
Deux types de schéma détudes sont envisageables.
Cest un groupe de sujets définis en fonction de certaines
caractéristiques et suivis dans le temps. On identifie les patients exposés
aux médicaments étudiés. Idéalement, on compare cette cohorte à un groupe
similaire de patients (sexe, âge) non exposés.
Cette méthode permet dévaluer plusieurs événements survenant après
une même exposition. En revanche, elle ne permet que rarement létude
du rôle de plusieurs expositions.
Elle sutilise essentiellement pour les effets indésirables fréquents.
Ses limites sont essentiellement le coût et la difficulté du choix des
témoins.
Etudes rétrospectives qui partent de lévénement pour
identifier les expositions associées. On compare les cas étudiés à une
population similaire en tout point, sauf en ce qui concerne lévénement.
Ces études permettent lanalyse de plusieurs expositions mais dun
seul événement. Elles sont plus adaptées aux événements rares, associés
à des expositions fréquentes. Elles sont rapides et peu coûteuses. Ses
limites sont la sélection des témoins, la qualité du recueil dinformation.
Nous vous rappelons lobligation légale (décrets de 1984 et 1995)
de signalement de tout effet indésirable grave (cest-à-dire
entrainant un décès, une hospitalisation, une mise en jeu du pronostic
vital ou des séquelles) ou inattendu (cest-à-dire non signalé
dans le Vidal) des médicaments ou des médicaments dérivés du sang par
tout professionnel de santé (médecin, chirurgien-dentiste, pharmacien,
sage-femme,...).
Cette déclaration est à faire au Centre Régional de Pharmacovigilance
.
2 - Les bulletins d'information du Centre Régional de Pharmacovigilance (BIP) :
· A propos des effets indésirables cutanés du kétoprofène
gel
· Benzodiazépines et accidents de la route
· Les réactions cutanées sévères d'origine
médicamenteuse
· Troubles du rythme cardiaque et Antihistaminiques
H1
· Combien de médicaments sont prescrits pendant
la grossesse ?
· Albumines humaines : prudence
!
· Héparines de Bas Poids Moléculaire (HBPM)
et Accidents Hémorragiques
· Effets indésirables (EI) médicamenteux
chez l'enfant
· Isotrétinoine et grossesse
· Effets allergisants de antihistaminiques
H1
· Hydrate de Chloral
· L'ASMR de nouveaux médicaments
· Supplémentation au cours de la grossesse
· Aspirine et hémorragie gastrointestinale
· Brèves de pharmacovigilance
· A.S.M.R de nouveaux médicaments
· Des souris invalidées en Acétyl-CoA Carboxylase2
(ACC2) augmentent leur utilisation des lipides et diminuent leur masse
grasse. Une stratégie pharmacologique future ?
· Enquête sur les modalités des AVK : bon usage
des AVK
· Inhibiteurs de la Recapture de la Sérotonine
(IRS) et allaitement
· Médicaments essentiels : un concept
toujours d'actualité
· DHEA : pas d'utilité démontrée !
· Abus de médicaments anticholinergiques
· Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion
réduisent-ils la resténose après stent coronaire ?
· Effets indésirables médicamenteux et
prescriptions hors AMM en Pédiatrie ambulatoire
· L'ALICAMENT, à la frontière
de l'aliment et du médicament
· Bilan du suivi des questions "médicaments
et grossesse"
· Angio-oedèmes, oedèmes angio-neurotiques
sous sartans
· Hypersialorrhée sous clozapine
· A.S.M.R de nouveaux médicaments
· Pharmacoépidémiologie
· Médicaments, grossesse et allaitement
· Pharmacologie terminologique
· Pharmacovigilance
· Brèves de pharmacovigilance
· Pharmacologie fondamentale
· Pharmacologie clinique
· Médicaments, grossesse et allaitement
· Pharmacoépidémiologie
· Pharmacodépendance
· Pharmacovigilance
· Brèves de pharmacovigilance
· A.S.M.R de nouveaux médicaments
· Pharmacologie fondamentale
· Pharmacologie clinique
· Médicaments, grossesse et allaitement
· Pharmacoépidémiologie
· Pharmacodépendance
· Pharmacovigilance
· Brèves de pharmacovigilance
· A.S.M.R de nouveaux médicaments
· Médicaments, grossesse et allaitement
· Pharmacodépendance
· Dopage
· Pharmacovigilance
· Brèves de pharmacovigilance