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Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV)

Organismes placés d’un Service de Pharmacologie, ayant pour mission dans un secteur géographique déterminé,
1°) de recueillir les déclarations d’effets indésirables
2°) de procéder à des enquêtes de pharmacovigilance et de pharmacoépidémiologie,
3°) d’effectuer des recherches en pharmacovigilance et de pharmacoépidémiologie
4°) de constituer un Centre de Renseignement sur le Médicament (article R.5144-19).
Les CRPV reçoivent les déclarations obligatoires d’effets indésirables graves ou inattendus des médicaments. La liste et les coordonnées des Centres Régionaux de Pharmacovigilance sont présentées dans les premières pages non numérotées du dictionnaire Vidal.

Commission Nationale de Pharmacovigilance

Commission Consultative ayant pour mission d’évaluer les effets indésirables des médicaments et de donner au directeur général de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé des avis sur les mesures à prendre.
Les avis peuvent être une information (ou une modification de l’information RCP) sur le médicament, la mise en place d’études spécifiques (de type cohorte ou cas témoin), ou encore la suspension temporaire ou définitive de l’AMM…(voir ce terme).

Déclaration (reporting)

En pharmacovigilance, synonyme de notification (voir ce terme)

Déclaration obligatoire (mandatory reporting)

Obligation faite à un professionnel de santé observant un effet indésirable d’un médicament de signaler ce cas à une structure de pharmacovigilance.
En France, en matière de pharmacovigilance, la déclaration des effets indésirables graves ou inattendus (voir ces termes) est obligatoire pour les médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes qu’ils aient ou non prescrit le (ou les) médicament(s) suspecté(s). Cette disposition a &t& secondairement étendue aux autres professions de santé, notamment aux pharmaciens. De même, tout industriel doit déclarer à l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé les cas d’effets indésirables, dont il a connaissance, susceptibles d’être dus aux médicaments qu’il commercialise (décret n° 95-277 du 7 mars 1995) .
De même, en matière de pharmacodépendance, la déclaration des cas de pharmacodépendance graves ou d’abus graves est obligatoire pour les mêmes personnes au Centre d’Evaluation et d’Information sur les Pharmacodépendances (voir ce terme).

Décrit, non décrit(labelled, unlabelled)

Par convention, un effet indésirable est dit décrit s’il est clairement mentionné dans la dernière version du résumé des caractéristiques du produit (RCP) (ou, dans le cadre d’un assai clinique, dans celle de la brochure investigateur).
Inversement, un effet sera dit non décrit s’il n’est pas cité dans les documents, même s’il a fait l’objet d’une ou plusieurs publications dans la littérature spécifique.

Effet (effect, reaction)

Modification d’un état antérieur qui peut être raisonnablement attribuée à une exposition, en particulier à un médicament (exemple : effet pharmacologique, effet indésirable).
Si la relation causale avec le médicament n’est pas établie ou, au moins, fortement suspectée, il convient d’utiliser le terme événement (voir ce terme). C’est le cas en particulier dans les essais cliniques.

Effet indésirable (adverse drug reaction, adverse effect, untoward effect)

Manifestation nocive, non désirée, survenant chez un patient traité (ou ayant été traité) par un médicament et attribuée à ce dernier.
En fonction de leur mécanisme de survenue, les effets indésirables peuvent être qualifiés d’attendus ou d’inattendus.

Effet indésirable attendu (expected adverse drug reaction)

Manifestation nocive, non désirée, attribuée à un médicament, survenant chez certains malades, dont la survenue est à priori en rapport avec une propriété pharmacologique connue du principe actif.
La connaissance de l’ensemble des propriétés pharmacologiques d’un médicament permettrait d’attendre, de prévoir ces effets indésirables attendus.
Exemples : bronchoconstriction sous bêta bloquant (bloc des recepteurs bêta2-adrénergiques bronchiques), amnésie sous benzodiazépine, hémorragie digestive sous antiinflammatoire non stéroïdien (inhibition de la synthèse des prostaglandines cytoprotectrices)
Un effet indésirable attendu sera retrouvé chez une proportion non négligeable de malades traités. Il est généralement dose-dépendant et peut être reproduit, en totalité ou en partie chez l’animal. On utilise également le terme d’ "effet indésirable de type A " A pour attendu) (Type A reaction).
Enfin, et par extension quelle que peu abusive, effet attendu est considéré actuellement comme synonyme d’effet décrit (voir ce terme). Les définitions internationales actuelles définissent ainsi l’effet indésirable attendu comme une manifestation clairement mentionnée dans la dernière version du résumé des Caractéristiques du Produit (RCP) (voir ce terme) (ou de la brochure investigateurs dans le cadre d’un assai clinique).

Effet indésirable inattendu (unexpected adverse drug reaction)

Manifestation nocive, non désirée, attribuée à un médicament, survenant chez certains malades, mais, à priori, sans rapport avec l’une de ses propriétés pharmacologiques connues.
On admet généralement que l’effet indésirable inattendu révèle un (ou plusieurs) facteur(s) de risque inhérent(s) à certains malades (sensibilisation immuno-allergique antérieure, anomalie du métabolisme, déficit en acides aminé donné, population particulière de récepteurs, etc..). Selon la distribution de ce (ou de ces) facteur(s) dans la population exposée, l’incidence de l’effet peut être faible ou très faible. La non-connaissance à priori de ces facteurs de risque justifie l’appellation d’inattendu même si, secondairement, on peut en établir le mécanisme.
On désigne également l’effet indésirable inattendu sous le terme d’"effet indésirable de type B " (B pour Bizarre) (Type B reaction).
Enfin, par extension quelle que peu abusive, les définitions internationales actuelles qualifient d’inattendu un effet indésirable non décrit, c’est-à-dire non mentionné dans la dernière version du Résumé des Caractéristiques du Produit (RCP)(ou de la brochure investigateur dans le cadre d’un essai clinique).

Effet latéral (side effect)

Traduction littérale du terme anglais side effect à laquelle on doit préférer celle d’effet secondaire (voir ce terme).

Effet secondaire (side effect)

Effet d’un médicament en rapport avec une de ses propriétés pharmacologiques annexes et donc connues.
Exemple : effet antinauphatique des antihistaminiques H1 (liés à leur propriété anticholinergique) ; hypotension orthostatique (en relation avec le pouvoir alpha-adrénolytique) des neuroleptiques ou des antidépresseurs imipraminiques.
Un effet secondaire peut avoir des conséquences nocives ou non.
Bien différencier effet secondaire et effet indésirable.

Effet toxique (toxic effect, toxic reaction)

Vient de la racine " toxkon " qui veut dire " poison pour flèche ".
Manifestation nocive découlant de l’administration d’une dose toxique (c’est-à-dire supra-thérapeutique ) d’un médicament.
Un effet toxique peut découler de l’administration d’une forte dose pendant un temps court ou très court (intoxication ou toxicité aiguë) ou l’administration répétée aboutissant à une dose cumulée trop forte (toxicité cumulative, toxicité chronique).
Il faut bien différencier effet " toxique " d’effet " indésirable " et ne pas utiliser un mot pour l’autre. Il est évident que si un médicament est " toxique ", les autorités administratives ne recommandent pas sa mise sur le marché ! ¨Par contre, s’il présente des effets indésirables identifiés et si son rapport bénéfices/risques s’avère malgré tout positif, il recevra un avis favorable des agences réglementaires.

European Medicines Evaluation Agency (EMEA)

Agence Européenne du Médicament, située à Londres.
Elle contrôle la politique du médicament sur l’ensemble de l’Union Européenne. Elle délivre des AMM (voir ce terme) Européenne (centralisées, c’est-à-dire valables pour l’ensemble des pays) et assure les décisions de pharmacovigilance pour l ‘ensemble des pays membres.

Evènement (event)

Tout phénomène observé ou recherché chez un sujet ou dans une population.
En pharmacologie, événement désigne une manifestation, désirable ou non, observé dans une population sans préjuger du fait qu’elle est en rapport avec la prise d’un médicament .

Evènement indésirable (adverse event)

Manifestation nocive et non recherchée survenant chez un sujet exposé, ou non, à un facteur de risque donné.
Le terme événement indésirable, contrairement à effet indésirable, ne préjuge pas d’un lien causal avec une exposition, notamment à un médicament. Dans l’analyse d’un assai clinique, on parle d’évènements indésirables (sous produit actif ou placebo) sans discuter de lien causal. On utilise le terme d’effet indésirable en phase IV, c’est-à-dire après commercialisation du médicament en pharmacovigilance.

Evitabilité (preventability)

Caractère évitable des effets indésirables des médicaments.
Un effet indésirable médicamenteux est dit évitable si l’on peut considérer qu’il ne serait pas survenu dans le cadre d’une attitude de prescription conforme aux recommandations le plus communément admises (suivies de la dose, de la durée, des interactions médicamenteuses…). L’étude de l’évitabilité identifie, dénombre et décrit les effets indésirables pouvant être prévenus et cherche à proposer des actions préventives pour diminuer le risque médicamenteux.

Facteur de risque médicamenteux (drug risk factor)

Caractéristique augmentant la probabilité de survenue d’un événement indésirable d’un médicament.
Une caractéristique peut être considérée comme un facteur de risque si elle est sur représentée chez les individus présentant l’événement par rapport à ceux ne le présentant pas.
Un facteur de risque ne peut donc être valablement mis en évidence dans le cadre d’une étude épidémiologique. Il est préférable de parler de facteur favorisant pour désigner une caractéristique que l’on suspecte, sans pouvoir le démontrer de façon formelle, d’augmenter la probabilité de survenue d’un effet indésirable (par exemple, lors d’une analyse de données de notification spontanée).
Les facteurs de risque peuvent être propre à la constitution du sujet (âge, sexe, maladie, anomalie du métabolisme, etc..), aux caractéristiques de l’exposition (posologie, durée, médicaments associés, etc..) ou à d’autres éléments (alimentation, climat, saison,

Grave (serious)

Qualifie un effet (voir ce terme) (en phase IV, c’est-à-dire en pharmacovigilance) ou un événement (voir ce terme) (lors des essais cliniques en phases I, II ou III) indésirable à l’origine :
· d’un décès,
· d’une menace pour la vie du patient au moment de l’apparition de l’événement,
· d’une nécessité ou d’une prolongation d’hospitalisation,
· de séquelles ou incapacité notable et durable (incapacité signifiant toute impossibilité à réaliser des gestes de la vie courante),
· d’une anomalie congénitale ou d’une atteinte périnatale,
· d’un risque patent pour le patient (" situation médicalement grave " exigeant un traitement ou une intervention visant à prévenir l’une des cinq complications ci-dessus.

Le terme grave apprécie donc les conséquences de l’événement ou de l’effet tandis que sévère (severe) quantifie plutôt son intensité (voir terme " severe ").
En matière de pharmacovigilance, le médecin doit obligatoirement faire la déclaration immédiate au Centre Régional de Pharmacovigilance (voir ce terme) de tout effet indésirable grave d’un médicament (qu’il l’ait ou non prescrit). De même, tout pharmacien ayant eu connaissance d’un effet indésirable grave d’un médicament doit également le déclarer aussitôt au Centre Régional de Pharmacovigilance. Tout membre d’une profession de santé ayant fait la même constatation peut également en informer le Centre Régional de Pharmacovigilance.

Iatrogène (iatrogenic)

De iatros qui signifie " médecin " et de gène qui veut dire " détermine ". Littéralement, qui détermine un médecin !
Terme mal adapté utilisé pour indiquer l’ensemble des conséquences néfastes pour la santé provoquée par le médecin ou son traitement.
Le champ de la iatrogénie est plus large que celui du médicament, incluant les actions néfastes déterminées par le médecin au cours de son acte thérapeutique : il peut s’agir par exemple d’un effet nocébo, de la rupture d’un cathéter, de l’induction d’un état de dépendance, de l’irradiation d’une zone saine…
En matière de médicament et de pharmacovigilance, il faut utiliser le terme d’effet indésirable.

Imputablité (imputability, causality assessment)

Analyse, au cas par cas, du lien de causalité entre un traitement médicamenteux et la survenue d’un événement indésirable.
L’imputabilité essaie de déterminer quel est le degré de plausibilité qu’un médicament pris par un sujet soit responsable de l’effet indésirable présenté. Il s’agit donc d’une problématique strictement individuelle ne prétendant pas étudier le potentiel de dangerosité du médicament dans l’absolu, ni l’importance du risque induit par ce médicament au sein d’une population.

Imputabilité extrinsèque(extrinsic imputability)

Appréciation du niveau de notoriété d’un effet indésirable médicamenteux.
Cette appréciation est qualifiée d’extrinsèque car elle ne repose pas sur l’analyse du cas mais sur celle de données extérieures, telles que la publication de cas similaires dans la littérature médicale ou des notifications faites à une structure de pharmacovigilance.
La méthode française d’imputabilité retient un score d’imputabilité extrinsèque ou encore bibliographique (B) à quatre degrés, s’étend de 0 (aucune mention antérieure de cet effet indésirable) à 3 (effet notoire, largement décrit).

Imputabilité intrinsèque (intrinsic imputability)

Analyse du degré de responsabilité d’un médicament dans la survenue d’un événement indésirable chez un patient donné, en tenant compte uniquement des caractéristiques propres de l’observation (et non du degré de notoriété ou d’imputabilité extrinsèque)
L’analyse ne prend en compte que des informations " intrinsèques " c’est-à-dire tirées du cas observé.
Le score d’imputabilité intrinsèque de la méthode française d’imputabilité (s’étendant de 0 à 4) résulte de l’analyse successive de sept critères :

  1. le caractère évocateur du délai d’apparition de l’événement indésirable (challenge)

  2. l’évolution de l’événement en cas d’interruption du traitement (dechallenge)

  3. l’éventuelle réapparition de la symptomatologie en cas de reprise du traitement (rechallenge)

  4. le caractère évocateur de la symptomatologie observée

  5. l’existence d’un facteur pouvant favoriser la survenue d’un effet indésirable de ce type,

  6. l’absence, après un bilan approprié, d’une autre étiologie évidence de l’événement observé,

  7. le résultat d’un éventuel examen complémentaire pertinent et fiable pour juger de la responsabilité du médicament dans la survenue de cet événement.
    Les critères 1 à 3 sont dits " chronologiques " (et évalués par l’imputabilité chronologique C), les critères de 4 à 7 " sémiologiques " (et évalués par l’imputabilité sémiologique S).

Imputable (attributable)

Synonyme de attribuable.
En pharmacovigilance, on désigne par le terme " imputable " un cas d’événement indésirable pour lequel on dispose d’une information suffisante, en quantité et en qualité pour permettre une analyse d’imputabilité (à la fois intrinsèque et extrinsèque). Par exemple, on pourra indiquer : parmi les 150 cas recueillis dans cette enquête, 92 seulement ont été imputables.

Inattendu (unexpected)

Voir : effet indésirable inattendu.

Notification (notification)

Désigne soit un cas d’événement indésirable rapporté par un observateur (généralement un médecin) à un système de surveillance (report, case report), soit le fait de rapporter un cas à ce système (reporting). Synonyme de signalement (voir ce terme).

Notification spontanée (spontaneous reporting)

Méthode de surveillance passive reposant sur le groupement, à l’échelon d’un territoire, des cas d’effets indésirables d’un médicament déclarés, postérieurement à sa mise sur le marché. La population surveillée inclut théoriquement l ‘ensemble des patients traités par le médicament dans le territoire géographique considéré.
Dans la notification spontanée des effets indésirables des médicaments, l’observateur d’un effet indésirable doit en faire part au Centre Régionale de Pharmacovigilance.
Même si la déclaration des effets indésirables a été rendue obligatoire dans certains pays (la France notamment), la notification spontanée réalise exceptionnellement une collecte exhaustive de l’ensemble des cas survenus ce qui rend difficile le calcul d’un taux d’incidence ou d’un risque. Elle est cependant irremplaçable comme moyen d’identification précoce d’effets indésirables inconnus jusqu’alors (rôle d’alerte).
Dans certains cas, le mode de surveillance peut reposer sur un système de recueil à des prescripteurs, visites ou appels réguliers de ces prescripteurs, constitution d’un réseau télématique ou informatique. On parle alors parfois de notification facilitée ou suscitée (suscited, prompted reporting).

Pharmacologie(pharmacology)

Vient du mot grec " Pharmakon "’ qui veut dire remède mais aussi poison.
Discipline ayant pour objet l’étude des interactions entre les médicaments et les organismes vivants.
Cette définition couvre un champ extrêmement large puisqu’elle comprend, en dehors de la pharmacocinétique, de la pharmacodynamie, de la pharmacovigilance et de la pharmacodépendance, l’étude du médicament chez l’animal (pharmacologie expérimentale), ou chez l’homme (pharmacologie clinique). La pharmacologie moléculaire étudie les propriétés physico-chimique des médicaments et leurs relations avec leurs activités biologique. L’étude de l’utilisation des médicaments, de leur contexte et de ses conséquences pour la société est l’objet de la pharmacoepiodémiologie, de la pharmacoéconomie, et de la pharmacologie sociale (voir ces termes).

Pharmacovigilance (pharmacovigilance)

Discipline ayant pour objet la détection, l’évaluation, la compréhension et la prévention des risques d’effets indésirables
Les outils de la pharmacovigilance peuvent être cliniques, épidémiologique, expérimentaux (exemple : tentative de reproduction chez l’animal d’un effet indésirable pour en comprendre le mécanisme) ou diagnostiques(méthodes d’imputabilité). Le but ultime de la pharmacovigilance est l’amélioration du rapport bénéfice / risque des médicaments commercialisés que ce soit à l’échelon individuel (choisir le traitement le mieux adapté à un patient donné ) ou populationnel de santé publique (maintenir ou non un médicament sur le marché, informer les prescripteurs de ses risques potentiels, etc.).

Réaction de type A(type A réaction)

Voir : effet indésirable Attendu

Réaction de type B (type B réaction)

B signifie Bizarre. Voir : effet indésirable inattendu (B)..

Sous-notification (under-reporting ou underreporting)

Absence de notification à une structure de surveillance d’une partie des cas d’un effet indésirable survenus dans une région donnée.
La sous-notification peut découler de très nombreux facteurs : absence de motivation ou de temps de l’observateur, absence de diagnostic de l’événement ou non-attribution de cet événement au médicament (voir notification).

Tolérance (tolerance)

"Diminution des effets sur l’organisme d’une dose fixe d’une substance au fur et à mesure que l’on répète son administration. Ce phénomène conduit à accroître les doses pour obtenir l’effet recherché ". (Dictionnaire Robert).
On parle donc de tolérance à la morphine ou à d’autres médicaments ou drogues.
On peut aussi parler de tolérance d’un individu mais jamais de la tolérance à un médicament. On doit alors utiliser le terme d’" effet indésirable d’un médicament " ou dire que ce médicament est bien ou mal toléré (pour ne pas utiliser l’anglicisme " tolerabilité " venu de " tolerability " anglo-saxon).

Toxique (toxic)

Issu de la racine grecque toxkon qui veut dire " poisson pour flèche ".
Manifestation nocive découlant de l’administration d’une dose toxique (c’est à dire suprathérapeutique) d’un médicament.
Il ne faut pas utiliser le terme de " toxique " comme synonyme d’effet indésirable.
On doit parler d’effet " toxique " d’un médicament lorsque (et seulement lorsque) celui-ci est utilisé à dose suprathérapeutique. Lors d’utilisation aux doses recommandées par les RCP et l’AMM (voir ces termes), on doit parler d’" effet indésirable ".

Toxicité (toxicity)

Propriété d’une substance (poison) capable de tuer un être vivant.

Toxicologie (toxicology)

Etude ou science des poisons.
A bien différencier de la pharmacologie, la science des médicaments.

Traçabilité (traceability, tagging)

Possibilité de suivre l’historique d’un conditionnement ou d’un lot de médicament depuis sa fabrication jusqu’à son stockage, sa dispensation ou son administration à un sujet.
Assurer la traçabilité d’un produit suppose la mise en œuvre des moyens permettant de retrouver à tout moment l’ensemble des conditionnements et de leurs utilisateurs présents ou passés.
La traçabilité est devenue une exigence réglementaire pour les produits sanguins et les médicaments dérivés du sang.

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