Les différentes origines de l’eau

En Midi-Pyrénées l'eau destinée à la consommation humaine provient à 65 % des eaux superficielles (rivières, lacs, retenues) et à 35 % d'eaux souterraines.

62 % de la population est alimentée à partir d'une eau de rivière.

Quatre bassins sont sollicités : Garonne, Tarn-Aveyron, Lot et Adour. Ce type d'alimentation se trouve essentiellement dans les zones à fortes concentrations en population où les ressources souterraines ne permettent pas ou plus de satisfaire en premier lieu la quantité nécessaire aux besoins journaliers.

35 % de la population consomme une eau d'origine souterraine : sources, puits, forages.

Les aquifères suivants sont utilisés :

les aquifères karstiques des Causses du Larzac (Aveyron) et du Quercy (Lot et Tarn et Garonne), des calcaires des Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Les eaux souterraines ont creusés au fil du temps des fissures et failles dans le calcaire (appelées "karsts"). Ces karsts induisent des vitesse de circulation rapides des eaux comme dans un tuyau, ne permettant pas toujours une filtration et une épuration optimale. Les variations saisonnières de débits peuvent être considérables et entraîner une pénurie en période sèche.

Les aquifères fissurés grès, granites de la Montagne Noire (Tarn, Aveyron) et des Pyrénées (Ariège, Haute-Garonne, Hautes-Pyrénées). Ils se caractérisent par un pouvoir filtrant limité et de très faibles débits (quelques m3/heure). Ceci explique la présence de très nombreux captages dans ces zones et leur qualité parfois médiocre.

Les aquifères poreux (nappes alluviales et sables inframolassiques) :

les nappes alluviales sont localisées de part et d'autre des cours d'eau et sont soutenues par ces derniers. Peu profondes, elles sont sujettes aux pollutions nitratées, ce qui a entraîné l'abandon de nombreux captages (environ 75 captages en Midi-Pyrénées ces dix dernières années)

Les sables inframolassiques constituent un aquifère profond (>1000 mètres en bordure des Pyrénées), couvrant les 2/3 de la région (zone centrale : Gers, Haute-Garonne, Tarn et Tarn et Garonne). Les débits sont importants de l'ordre de 20 à 400 m3/heure. Cette nappe bénéficie d'une protection naturelle importante du fait de l'épaisseur considérable des terrains assurant la filtration ou son imperméabilité.

Enfin le reste de la population (3 %) reçoit une eau provenant d'un mélange entre une eau de surface et une eau souterraine ou d'une réalimentation de nappe.

Ce dernier dispositif consiste à faire infiltrer de manière contrôlée une eau de rivière à proximité d'un puits de reprise.